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Les Francs en Gaule
II – Francs
(hommes
libres)
1ère race
- Francs
L’appellation de Francs fut conférée au IIIe siècle à
des tribus germaniques, ariennes, coalisées, situées sur la rive droite du Rhin
. Chaque tribu conservant ses mœurs, ses usages, ses lois, son chef, « rex
francorum ».
A l’époque de la chute de Rome, tout le N de la Gaule appartenait à la
nation des Francs, originaires de Pannonie, dont les Sicambres et les Saliens
formaient 2 branches distinctes, séparés par le cours de la Meuse, conservant
des relations étroites, d’origine commune.
Les Sicambres étaient désignés sous le nom de Francs Ripuaires ,
habitants de la rive ou frontière du Rhin. Les uns comme les autres servaient
dans l’armée romaine, formant des corps à part, cdés par leurs chefs, obéissant
à leurs traditions.
Childéric 1, fils de Mérovée, roi de la principale tribu des Saliens,
résidait à Tournai, où il + en 481. Les Saliens comptaient 2 autres tribus
établies , l’une sur le territoire de Terouanne et de Boulogne, l’autre sur
celui de Cambrai et une 4e au pays du Mans. Elles étaient gouvernées
par des rois de même famille que les Mérovingiens de Tournai. Les Ripuaires
occupaient les territoires des cités de Cologne et de Trèves. (PM – 1923 – 11 –
12)
Après la grande invasion, les Francs saliens (établis au bord de la mer
(Saile, pays des Bataves) pénétrèrent en Gaule
Les Francs , donnèrent ensuite leur nom à la France, la Franconie et à
de nombreuses villes ou cités : Francfort, la Franconie . Les Francs
dépassaient alors les frontières de l’hexagone
L’ histoire des Francs est intimement liée à celle de l’Eglise Romaine
malgré une origine différente, l’ancienne religion des francs étant le
polythéisme germanique. De toutes les tribus, la Gaule préférait les Francs à
toutes les peuplades ariennes qui la traversèrent, la pillèrent.
Francs saliens « Mérovingiens »
(Ve – VIIIe)
On appelle Mérovingiens, la 1ere dynastie de rois francs saliens, qui
régna sur la Gaule ( France, Belgique, partie de l’Allemagne, Suisse, Pays –
Bas), du Ve au VIIIe siècle, de Clodion
le chevelu à la déposition de Childéric III, en 751
Sa venue en Gaule a pris du temps à s’installer. Longtemps contenue
dans le N, Tournai, et en Belgique , ce
n’est que vers la fin du VIe siècle qu’elle put s’implanter jusqu’aux
frontières du comté de Provence, dont Arles était la capitale, domaine des
Ostrogoths.
Alliées d’ Aetius, patrice des Gaules (435 – 454), certainement contre des garanties, ces forces
supplétives contribuèrent avec celle des Wisigoths, autre fédéré, aux victoires
contre Attila, lors de l’invasion de la Gaule (451) et, dès lors, s’imposa comme ultime recours aux
invasions de la lime du Rhin et aux wisigoths . Sur le plan dynastique, celle –
ci prit le nom de Mérovingiens en l’honneur de Mérovée, chef franc salien , un
des vainqueurs d’Attila et des wisigoths, de religion arienne.
La Gaule , après la grande invasion fut ainsi répartie :
Les Francs saliens « Mérovingiens » au N
Les Francs ripuaires à l’extérieur du Rhin – Cologne
La Gaule
Franque
Vie et mœurs
A la suite du départ de Trèves pour Arles, la région du N-E, plus
défendue par des légions sans cesse en contacts avec les tribus
germaniques, subit en 1er
l’assaut des barbares ; débordée,
occupée par les peuples germains, sa population gallo – romaine subit un
véritable massacre, spoliée, maltraitée, exterminée par les tribus
conquérantes.
Venus plus tardivement , les Francs, contenus au N-E, par les légions
romaines et des forces auxiliaires , se libérèrent de leur statut de fédérés à
Rome , participèrent , alliés des romains, à la lutte contre les Huns (451),
puis, se libérèrent des romains (486), franchirent la Loire (496), et en fin de Ve siècle , une certaine stabilité
s’installa avec le baptême de Clovis (499) et l’adhésion des gallo – romains,
chrétiens. On voit les gallo –romains conserver leurs
propriétés , jouir du droit des conquérants.
Partout des gallo – romains siègent au 1er rang de l’Eglise
où ils possèdent presque exclusivement les évêchés jusqu’à la fin du VIe
siècle ; de même parmi les proches du pouvoir, ducs, ctes, à la tête des
armées, de la domesticité royale.
II – 2 Moeurs – (Dulaure – Montalembert)
Selon l’auteur – L’usage, chez les Francs, en entrant dans un pays, une
cité, un village était de tout détruire, tout brûler, les arbres, couper,
égorgeant les habitants qui n’avaient pu s’enfuir, enlevant les bestiaux,
détruisant les récoltes. Il n’existait alors, sur les routes, dans les lieux
habités, aucun logement, aucune hôtellerie pour les voyageurs. Ils couchaient
sous tente.
Ordres du roi (Daniel)
- on appelle « bannus » l’ordre du roi par lequel il était
commandé de :
- prendre les armes pour aller à l’armée
- venir aux assemblées que le roi convoquait pour les affaires
Amende en cas de désobéissance
Leudes
Affranchissement des Leudes de
l’autorité royale
L’usage des leudes à s’auto – gérer en souverains, sans que le roi
n’intervienne, à se combattre entre eux, à s’exterminer, s’entretuer, décider
pour le roi, ne pouvait perdurer que dans la mesure où ils étaient soumis à une
autorité suprême, incontestée, capable, protégée par l’Eglise de Rome.
Dans la mesure où le pouvoir royal était tenu par de jeunes princes aux
mains de leudes, selon leurs coutumes, que Rome était menacée sur ses
frontières, tant par les ariens que d’autres peuples et avait besoin du secours
de la Gaule, le choix du monarque, en Gaule,
revêtait pour Rome un intérêt tout particulier, autant pour le
prétendant qui bénéficiait de la consécration papale .
Cette déchéance de l’autorité royale est due à l’éloignement de celle –
ci, de plus en plus dévolue aux grands dignitaires, à la jeunesse de certains,
dont les maires du palais s’accordent les charges , des bénéfices, domaines, au
point de décider , de plus en plus, pour le roi
dépourvu de moyens, nomination de ducs, ctes, év, vicaires ;
jusqu’à celle du roi :
- impôts non recouvrés
- villes libres gouvernées par des év ou des hommes puissants
- provinces sans maître, ou à quels maîtres appartenaient elles
- rois promenés en chars à boeufs, contre les maires du palais, à
cheval
- armée non permanente, à la solde de chacun
- faute de trésor de guerre, de tributs des vaincus, d’excès de
bénéfices octroyés, de défaut de produit des domaines , les financements
manquent
- justice rendue par les ctes, gds propriétaires , le jugement de Dieu
- l’idée que pour les germains, la royauté est une personne , le
royaume un patrimoine
- presque tous les hommes libres sont des vassaux, esclaves dont la loi
ne retient plus que le préjudice subi du propriétaire, qui a toute liberté
envers lui.
- l’affranchissement est au bon vouloir du maître
- les grands du roye , laïcs ou religieux, sont le plus souvent, hors
les guerres, des débauchés, chasseurs, ivres,
Les leudes, dignitaires, ducs, ctes sont, le plus souvent , des Francs d’origine, les
fonctionnaires, référendaires, des romains lettrés, perceptions, ctes
Propriété des forêts après l’invasion
franque (BAScA – 1872 – tXX) – M Béraud
En très gde partie dans les mains des conquérants qui les partagèrent
entre eux, avec les compagnons de leurs conquêtes, s’appropriant principalemt
les forêts qui dépendaient du fisc de l’empire romain
Eglises – droit d’asile – droit sacré
Extension – parvis des églises, maisons des év, lieux de leurs
enceintes ; droit de faire venir de la nourriture dans leur asile et
saurait être violée l’immunité ecclésiastique , que de l’empêcher. Les personnes, sous la protection de l’eglise
dès qu’ils y reçoivent le pain béni.
- Meurtres
Mariages (*)
Comme tous les Germains, les mérovingiens pratiquaient l’endogamie ou
mariage dans un même clan.
Le père de famille exerçait son autorité sur ses femmes, enfants,
esclaves. Il pouvait accepter ou refuser le * de chaque membre de sa famille.
Les femmes de sa jeunesse, étaient des épouses de 2nd plan,
cédaient le pas à l’épouse hypergamique, d’un rang social supérieur , mariage
prestigieux de 1er rang. Les mérovingiens pratiquaient la
polygynie :
Chilperic 1 – 6 femmes
Caribert 4 femmes
En matière de succession, les enfants avaient les mêmes droits.
Cependant le père garde le droit d’écarter de sa succession les enfants
de son choix.
La polygynie fut très longtemps répandue dans le monde et même
aujourd’hui l’Islam autorise les multiples mariages
Les vikings convertis au christianisme , pouvaient avoir plusieurs
femmes, les enfants, conçus hors mariage ,
étaient appelés bâtards et leur part d’héritage réglementée.Certains
étaient légitimés, d’autres pas,
« Guille le conquérant « Guille le bâtard » , Dunois
« bâtard d’Orléans » les
bâtards de Me de Montespan avec L XIV….
Aujourd’hui ce terme est péjoratif et remplacé par « enft
naturel »
*
Francs – distinctions :
Parmi les attributs qui les distinguaient des autres
peuples figurait la chevelure
Les Francs étaient les seuls autorisés à porter des cheveux longs,
il n’était permis qu’aux princes de la
famille royale de porter des cheveux flottants sur leurs épaules. Les cheveux
des gaulois ne devaient pas dépasser le cou.
Couper les cheveux à un prince ou roi franc, c’était le retrancher de
sa famille, de sa nation.
Les Francs se coupaient les cheveux tout autour de la tête, ne les
conservant que sur le sommet où ils les nouaient ou les rattachaient.
En s’imposant en Gaule, les Mérovingiens conservèrent au niveau hiérarchique tout ce qui ne
contrariait pas leurs coutumes, quitte même, à s’ approprier la
fonction des ducs, ctes, à l’habiller à leur convenance .
Hierarchie
Chez les Francs, chaque duc, contrairement aux romains, exerçait dans
sa province ou territoire un empire souverain.
Il pouvait lever des troupes, avait droit de vie ou de mort, faire la
paix ou la guerre, disposer des hommes,
selon son bon vouloir. Le cte, sous les ordres du duc pouvait lever des
contributions, faire justice avec ses assesseurs, était souverain dans sa cité.
Les institutions préexistantes du temps des romains soumises aux pouvoirs des pces, ducs, ctes francs
finirent, désuètes, par être abolies
Les Leudes, fidèles compagnons d’armes des rois francs, bénéficiaient
de droits similaires :
- partage du butin, terres « terres saliques »
- membres à part entière du gvt
- aucune guerre sans leur consentement
- autorité au ceil des Rois
- exercice de la tutelle pendt la minorité des rois
- fonction de duc
Le roi , chef des Leudes :
- Patronage du roi sur les leudes, héréditaire dans sa famille
- roi – non intervention dans l’exercice du pouvoir des leudes, ducs,
sur les hommes qui leurs étaient échus
- seules, les atteintes portées
à la royauté, personnes royales, punies par le roi
- les églises : protection des coupables
1ers temps –
règne de Chlodovech (Dulaure)
Le roi – Les
Leudes
Mérovingiens – Entrée en Gaule
La domination des mérovingiens, après le passage des barbares, fut acceptée comme une délivrance, car les
peuples germains apportaient avec eux l’énergie virile qui rallume la flamme
libératrice des peuples asservis face à la rapacité de la fiscalité romaine,
des tribuns, des villes, dont la masse populaire avait plus une ste horreur de
l’oppression savante des cités qu’envers
un régime brutal et capricieux des barbares.
En pénétrant en Gaule, fermée au N-E par les Francs, à l’Ouest par les
Armoricains, au S-E par les Burgondes, au S-O par les wisigoths, au centre par
les Romains et les Alains, les Francs,
barbares, passant du statut tribal à celui de royauté furent un temps
cantonnés dans l’espace libre entre la
Belgique et Orléans , puis libérés de la puissance Romaine et des
wisigoths, occupèrent une partie de l’hexagone , jusqu’à Orléans (496), l’Aquitaine, hors la Bretagne et la
Provence .
La Gaule Franque
La région du N-E, la 1ere , défendue par les légions, sans cesse en
lutte avec les tribus germaniques, subit
en 1er l’assaut des barbares ;
débordée, occupée par les peuples germains, sa population gallo –
romaine subit un véritable massacre, spoliée, maltraitée, exterminée par les
tribus conquérantes.
Venus plus tardivement , les Francs, contenus au N-E, par les légions
romaines, se libérèrent de leur statut de fédérés à Rome , passèrent la Loire
(496), et en fin de Ve siècle , une
certaine stabilité s’installa : on voit les gallo –romains conserver leurs
propriétés , jouir du droit des conquérants.
Partout des gallo – romains siègent au 1er rang de l’Eglise
où ils possèdent presque exclusivement les évêchés jusqu’à la fin du VIe
siècle ; de même parmi les proches du pouvoir, ducs, ctes, à la tête des
armées, de la domesticité royale.
Les Maires
du palais
D’abord intendants, durant la minorité des princes, grs en l’absence de roi, en contact direct avec les grands du royaume,
laissés à leur libre arbitre, issus de même famille, petit à petit , leurs charges devinrent inamovibles (613) puis
héréditaires et opérèrent le transfert du pouvoir dynastique à leur propre
compte, en attendant que l’un d’eux, par son autorité, ses responsabilités, son
engagement militaire, franchisse le rubicon avec l’aval des Grands du royaume
et la consécration papale. Ce furent les Pippinides :
638 – 1 (as)+ Dagobert 1er , fils de Clotaire II– décadence
de l’autorité royale- la charge de Maire du palais devient héréditaire (Pm –
1924 – 1 / 2)
Les causes de cette décadence furent multiples :
- héritiers en bas âge
- usage du partage des royaumes
de leur père, entre fils
- guerres qui en résultent
- jeunesse et faiblesse
des rois
- l’émancipation des
maires du palais du pouvoir royal
- l’indépendance des
Grands du roye
- la puissance des maires
du palais
- l’absence de richesses,
domaines à distribuer
- les excès des maires du
palais envers les Grands
- l’ambition des maires du
palais
Les mérovingiens et les gallo – romains
Avec la propagation de la foi catholique au sein des Francs, suite au
baptême de Clovis, secondé par Clotilde, reine des francs, ste Geneviève, patronne de Paris,
l’occupation des Francs prit une nouvelle dimension avec ses 1ers missionnaires
, moines défricheurs au sein des monastères, colonisateurs des terres en
friche.
- le droit privé gallo – romain
était soumis aux mêmes lois et garanties que le Franc.
Fusion de la barbarie germanique à la corruption romaine, le plus grand
malheur de la domination barbare fut l’influence romaine avide et corrompue qui
réussit à s’insinuer au sein même de l’Etat..
Tous les excès de l’état sauvage se combinèrent aux vices d’une
civilisation savamment dépravée. De cette origine découlèrent les abus révoltants du droit seigneurial.
Fin Ive – VIe Gaule – démolition des temples ruraux (BAScA – 1957 –
t61)
Noms –
Après les invasions franques , les noms des personnes devinrent presque
tous germaniques (BAScA – 1957 – t61)
Sépultures (PM – 1907 – sept)
Dans les cimetières francs , les corps…ont ordinairemt la face tournée
vers le ciel, les pieds au levant, suivant la saison où ils descendirent dans
la tombe, la tête au couchant , mais prête à regarder l’orient dès que sonnera
l’heure du réveil et que le soleil de justice s’élèvera sur le monde
Parigné l’Evêque – ancien cimetière mérovingien (PM – 1907 – oct)
Les Mérovingiens et l’Eglise
Le Christianisme à l’assaut des campagnes (BAScA – 1957 – t61)
- églises le long des voies antiques
- cathédrales pour les év
- paroisses rurales
Dans le Maine :f évêques du
Mans
34 paroisses par st julien, év (Ive siècle)
2 par st Victeur, év (+ 490v)
29 par Thuribe, év , succr de st Julien
10 par Pavace, 3e év
17 par st Liboire, év
L’Eglise pastorale – fin Ive - VIe
siècles – ordonnancement (PM – 1905 –
juillet)
Au temps de st Martin, la Gaule n’était pas divisée en villages. En
dehors des villes la vie locale se concentrait le long des voies romaines, dans
le vici ou des groupes d’habitations s’y trouvaient échelonnés. Autour de ces
vici , de nombreuses villae, plus ou moins étendues constituaient des
établissements agricoles appartenant à de riches propriétaires, clercs ou
laïques exploitant des serfs, nécessaires à l’exploitation ou l’entretien du
domaine.
Loin des routes le sol était
presque toujours inhabité, hors du
maillage romain en hexagone des camps romains à 30/40km des uns des
autres (distance d’une journée de cheval pour sécuriser les camps), la
proximité de lieux de cure, la multiplication des temples, lieux saints païens,
oratoires au cours de 4 siècles d’occupation romaine. La Religion, pour son
prosélytisme, à l’usage des siècles, se
concilia très tôt avec ses nouveaux maîtres, les francs saliens, ariens, puis
chrétiens, futur bras séculier. Sa montée en puissance, ses évêques, futurs
leudes, ses pardons barbares, leurs
permirent de s’octroyer d’immenses domaines de la part des rois
mérovingiens, cruels autant que reconnaissants. Placés au sommet de la
hiérarchie apostolique, ceux – ci, pour se protéger, développer leur sacerdoce,
s’enrichir , entreprirent de défricher au naturel et au spirituel leur domaine
par la multiplication des solitaires, moines, apôtres en tous genres qui
investirent ces terres en friche, pour un meilleur rendement, s’affranchir
d’une autorité épiscopale pesante, moissonner pour de salutaires récoltes. Peu
à peu, la religion s’étendit, avec l’appui des sgrs mérovingiens, des villes à
toute la campagne au sein de paroisses, occupant les anciens lieux de culte
païens, assimilant au début de leur croisade, pour mieux s’insérer des cultes
anciens, vieux usages, superstitions, avant de les dénoncer, les
condamner, les détruire ou se les
attribuer, au fur et à mesure de son implantation dans les cœurs et les
esprits, au sein de ses conciles :
Conciles
L’usage des conciles s’était introduit suivant la prescription du
concile de Nicée. Ceux – ci se rassemblaient en vertu des canons, à l’occasion
de consécration d’év, dédicaces d’églises, de solennités. On légiférait entre
év, puis en appel, dans un concile, réunion d’év, de docteurs en droit, d’abbés
, leurs décisions formant une sorte de jurisprudence, imposée à tous,
l’ensemble formant la discipline ecclésiastique.
Durant les 1ers siècles, il n’existait pas d’autorité centrale au sein
de l’Eglise. Au Ve siècle , l’év de Rome, malgré sa primauté comme succr de st
Pierre, n’avait pas à intervenir dans le recrutement de l’épiscopat, en dehors
de sa province pontificale. Les autorités provinciales s’en chargeaient. Le
clergé et le peuple avaient droit au chapitre, selon le principe de Grégoire le
gd « Celui qui doit commander à tous , doit être élu par tous » (PM –
1920 – 9/12). Le pape n’avait pas d’action réelle sur le choix des év. L’évêque
était devenu un leude, une autorité souveraine dans son diocèse. Sa justice
régit tous les conflits afférant à l’épiscopat.
398 – Honorius, emp : « les clercs attachés à l’église d’un
vicus , localité, doivent être pris au sein de la localité »
461 – Tours – concile
465 – Vannes – canon sur les Augures
511 – Orléans – concile – sur les donations faites aux paroisses, par
les fidèles …
533 – Orléans – sur l’usage de la nourriture consacrée aux idoles
567 – Tours – contre les chrétiens qui célèbrent les calendes de
janvier en l’honneur de Janus ; contre ceux qui offrent des aliments aux
morts le jour de la fête de st Pierre , ou, qui après avoir communié , mangent
des aliments consacrés aux démons ; contre ceux qui rendent un culte, dans
certains lieux consacrés par le paganisme, aux pierres, arbres, fontaines.
813 – Tours – év – protestation contre l’usage d’employer les
incantations et arts magiques , pour la guérison des hommes et du bétail .
La Religion catholique poursuit son apostolat sur la paroisse en
hiérarchisant l’élection, les missions
de l’év, du prêtre, du diacre , des clercs:
Clergé
Sous l’autorité de l’év , le diocèse est administré par des prêtres,
diacres, des clercs.
A l’origine l’Eglise n’imposait pas le célibat des prêtres . Dès le Ive
siècle la question se posa aux conciles sans qu’on puisse la trancher. Presque
tous les clercs entraient dans les ordres, mariés et continuaient leur vie
conjugale « une évêquesse, une diaconesse » . Pour être diacre, prêtre, év , il fallait renoncer au * ;
s’affranchir, risquait l’excommunication
Paroisses
Les plus anciennes paroisses semblent avoir pris naissance dans la
Narbonnaise, au début du Ive siècle ou un peu avt l’an 300, dans les vici des
cités d’Arles, Marseille, Vienne (PM – 1920 – 9/12)
Fêtes des martyrs
Ive – gde popularité (PM – 1920 – 9/12)
- culte des sts - recherche des
corps des martyrs – reliques – autels - pélerinages –
<
Limites territoriales
On se servait de croix pour indiquer les limites territoriales (PM –
1902 – janvier)
- croix rurales nombreuses en Fr
à l’époque mérovingienne
En 511 Principe, év – diocèse du Mans, 50ne de paroisses rurales (BAScA
– 1957 – t61)
Les croix des Ive et Ve siècles, destinées au culte public, ne
portaient pas l’image du Crucifié (PM – 1902 – janv)
Au VIe les attributs du Christ prennent un caractère plus
prononcé :
- agneau portant sur son épaule
une croix bastée
- agneau couché sur un autel au
pied d’une croix
- agneau au flanc ouvert , sang
coule
- agneau peint au centre de la
croix à la place où viendra bientôt le
Christ
Les plus anciennes images du Crucifix sont du VIe
Chez les Gallo – Romains , chaque civitas avait son gd pontife, chargé
de la religion nationale (PM – 1901 – juin)
- après la paix de Constantin, le culte universel se répandit librement
à travers la Gaule :
L’év supplanta le gd pontife ; la civitas devint un évêché, un
diocèse, dont le prélat était le chef. En Orient l’év avait au – dessus de lui
le métropolitain aux attributions fixées par le concile de Nicée. La conformité
civile et relig des 2 provinces avaient été fixées par le concile d’Antioche
(341). Jusqu’au Ve siècle chaque év paraît avoir été autonome.
Le synode romain de 402 spécifiait que « nul ne pouvait être
sacré év , s’il n’avait fait partie de la cléricature » vœu pieux non
formel dans les Gaules.
Les 1ers documents faisant état de la province ecclésiastiq de Tours
font, en 453, état d’ une lettre signée par 4 év et en 465 du 15e
canon du concile de Vannes . Les év nommaient l’élu avec l’assentiment du
clergé et du peuple. A Tours, la population imposa son choix aux év .
En 452, le concile d’Arles commença à rogner la part du peuple . Dans
toute l’époque gallo – romaine, l’év pouvait être choisi dans l’un des 3
ordres : clérical, monastiq, laïque.
Les textes de cette époque montrent un épiscopat brillant dont
l’ambition personnelle prévalait sur le rapport aux autres , l’intérêt sur le
religieux. Ces « pêcheurs » s’intitulaient « béatissimes,
papes » , formules courantes et communes, on leur baisait les mains. Les
actes de la période gallo – romaine du Ve siècle, au N-O de la Fr, montrent
aucune préséance
des uns envers les autres, d’ancienneté…
Sous l’autorité de l’év, le diocèse était administré par des prêtres,
diacres, clercs…
Les conciles règlaient les problèmes internes au religieux et ceux,
disciplinaires, des laïcs envers la
Religion : en 506, le concile d’Agde préconise d’interdire, d’ordonner un
prêtre ou év avt l’âge de 30 ans , un diacre avt 25 ans, chacun étant à la
place que sa science, ou ses capacités,
lui attribuait . La plupart des clercs d’alors entraient dans les
ordres, mariés, leur femme s’appelait
« évêquesse, prêtresse, diaconesse.. » , mais pour être
ordonné diacre, prêtre, év, il fallait renoncer à l’usage du mariage. Un
concile de Tours, punit d’excommunication, les infractions à la discipline de vie.
L’Eglise de la Gaule romaine, avt l’arrivée des mérovingiens . Interdiction aux
clercs de recevoir à dîner les Juifs, d’accepter leurs invitations, d’user de
leur nourriture ; défense aux clercs de résister au jugement de l’év et de
s’adresser aux tribunaux séculiers sans son consentement, sous peine
d’excommunication. (PM – 1920 – 9/12)
VIe – époque de développement de la vie religieuse (BAScA – 1957 – t61)
- anachorètes
Au VIe siècle le
christianisme avait composé avec les anciennes croyances de la population. Les
Francs, les Romains avaient adopté une partie des vieilles croyances des pays
conquis .
(Dioclétien (284 –
305) avait consulté les prêtresses
gauloises qui lui avait prédit l’Empire ; Alexandre Sévère avait confiance
en la connaissance des druidesses, dont l’une lui avait prédit sa fin
malheureuse ). Les rois , impuissants à faire disparaître la croyance celtique
et la religion druidique, celle – ci perdura jusqu’à la fin des mérovingiens.
(Garreau)
Pendant cette période, les
superstitions romaines et gauloises se joignirent à celles des francs. Les év
en combattirent celles qui pouvaient nuire à leurs intérêts et substituèrent
les philactères, talismans par les reliques, l’eau lustrale par l’eau bénite,
les ambervales par les litanies ou rogations…
Les év ne prêchèrent plus
la morale et se contentèrent que de recommander l’observation de certaines
célébrations originaires du paganisme . Face à un pouvoir avec lequel ils devaient composer, pour ne pas provoquer
d’insurrection religieuse de la part des habitants des cités, la religion
chrétienne fut un mélange de paganisme religieux et resta en l’état pendant les
siècles (que l’église considéra de « barbarie »), c’est-à-dire
jusqu’à ce que l’Eglise imposa son dogme à l’Etat.
VIIe – Rouen – temple de
Vénus et prêtresses (Dulaure)
- la religion chrétienne ,
face à la survivance des cultes païens fut considérablement dénaturée et resta
dans cet entre- deux durant les siècles de barbarie (Dulaure)
Ive fin – Autun – culte de
Cybèle Bérécinthe (Dulaure)
541 – Orléans – concile –
canon contre les chrétiens qui faisaient leurs serments avec des restes de
divinité payenne (Daniel)
- autres qui mangeaient de
la chair immolée aux idoles après le baptême
- Childebert – révision de
la loi salique
554 – Childebert – Loi
contre l’idolâtrie , renversemt des statues et idoles consacrées par les hommes
(Dulaure, (BAScA – 1957 – t61))
- Chilpéric 1 (561 – 584)
– corruption du clergé, courtisans
567 – Tours – concile –
contre les chrétiens qui célèbrent les calendes de janvier en l’honneur de
Janus…cultes aux arbres, fontaines (BAScA – 1957
– t61)
568 – Grégoire, pape (590
– 604) – lettre à Brunehilde, reine des
francs – Discipline de l’Eglise contre les idoles (Dulaure)
« Vous devez, avec
modération, contraindre vos sujets à se soumettre à la discipline de l’Eglise,
de sorte qu’ils n’immolent plus les idoles… »
- l’Eglise adopta avec
adresse les antiques usages – Aux vieux dieux gallo – romains, il substitua la
foule des petits sts Thaumaturges locaux…reprendre dans des oratoires,
chapelles, les guérisons de la Teigne, des douleurs…(BAScA – 1957 – t61)
Les Evêques (PM – 1907 – juillet)
Les év , à la fin du VIe siècle, qui faisaient partie d’un palais
mérovingien , sortaient rarement des rangs du clergé par voie d’élection
canonique.
A l’origine les év jouissaient d’une situation considérable,
récompensés royalement en leur octroyant de belles terres en tous points de la
Gaule (st Bertrand) Agenais, Albigeois, Berry, Bourgogne, Cahors, Cenoman,
Etampes Limousin, territoire de Paris, Poitou, Provence…
Chaque villa couvrant environ 300 à 400 ha, territoire d’une commune .
- l’ Eglise multiplia au cours des siècles les lieux saints , églises,
monastères, où autrefois se faisaient
les cultes païens, barbares que les
missionnaires exorcisèrent des divinités des grottes, arbres, sources en y
élevant des chapelles, oratoires . L’usage des gaulois « ambarvale » , bénédiction des
champs avec les idoles en des
processions, rogations (BAScA – 1957 – t61)
VIIe – l’église –
possession 1/3 des terres ; pouvoir d’excommunication sur les rois, les
év, les ctes, ducs, pays ; ses tribunaux, lois
- enrichissement des év
favorables au pouvoir – Bertrand : donations de Clotaire II (PM – 1907 –
avril/mai) ; enrichissement de l’Eglise : dons personnels légués à
l’Eglise ; appauvrissement du domaine royal par la multiplicité des dons
de terres ; enrichissement de l’Eglise par ses missionnaires, apôtres,
moines, exploiteurs, défricheurs des terres incultes.
vIIe – le tribut annuel que le roi Dagobert recevait du Maine était de
100 vaches (BAScA – 1957 – t61)
600fv aumôneries pour loger les pèlerins (BAScA – 1957 – t61)
658 – Nantes – concile –
détruire ou faire transporter au loin les pierres qui sont l’objet de pratiques
idolâtriques (BAScA – 1957 – t1, 1869 - tXX)
813 – Tours – concile –
contre l’usage d’employer les incantations et arts magiques pour la guérison
des hommes et bestiaux (BAScA – 1957 – t1)
Dépravation
morale du Clergé 1ere race des rois (Dulaure)
- st Rémi (533+) « volonté
du roi » « Ne doit – on pas obéir aux ordres du chef de région, du
protecteur de la patrie, du triomphateur des nations ? »
549 – Saffaracus, év Paris, déposé (551) crimes capitaux, adultères
549 – Orléans – 5e concile (PM – 1927 – 1 – 2) (lèpre)
651 – Famine – Landericus,st Landri,
secours aux pauvres
664 – Sigaubodus, 30e év de Paris – misérable – orgueil
Importunus – 31e év de Paris , vente de blé corrompu à
Frodobertus – plainte
669 – Algibertus, succr d’Importunus - + duc Martin,
assassiné par Ebroin, maire du palais – Algibertus , sacrement sur un reliquaire vide
- le roi Robert faisait prêter serment sur un reliquaire vide
Savaricus, év Auxerre – conquérant – prise de diocèses (715+)
742 – st Boniface, év de Mayence à zacharie, év Rome
- lettre de Carloman, duc des Francs, sur l’état de la religion
catholique détruite ou tombée dans le mépris – sièges épiscopaux achetés par
des laïcs ou des prêtres débauchés ; fornication, adultères, ivrognerie,
chasse, métier de la guerre , principales préoccupations du clergé
Frodobertus, év Tours – famine – rapt de la femme de Grimoalde, maire
du palais de Sigebert et vie avec elle dans un monastère – Frodebertus engendré
dans un monastère, ne croit ni en Dieu, ni à son fils, ni aux sts – dominé par
le diable
Aridius, év de Lyon, complice de crime – lapidation de son confrère
Désiderius, év Vienne
Sagittarius, év Gap, Salonius, son frère, contre Victor, év de
Tricastin – vol - adultère
St Brice, év Tours – débauche
Priscus, év Lyon et son * ; persécutions contre les citoyens
Papolus, év Langres, crimes
Frontonius, év Angoulême, emprisonnemt de son prédécesseur, l’év
Macharius
Mélantius – assassinat de Prétextat, év Rouen, succr
Cautinus, év de Clermont – meurtre d’Anastase, prêtre ; ivrogne
Badégisile, év Mans * Magnatrude – cruautés sexuelles, brûlures
Droctégisilus, év Soissons, ivrogne
Audoveus, év Angers, ivrogne – dissolu – adultère
Guntharius, év Tours – ivrogne
Raginfridus – ev Rouen– brigandages – mœurs dépravées
Relations antérieures des Mérovingiens avec les moines (Montalembert)
Pour ériger son pouvoir,
administrer ses domaines, et faire face
à la domination mérovingienne, de religion arienne, l’Eglise eut recours à de
grands administrateurs, de grands défricheurs, colonisateurs, missionnaires,
les moines. Ceux – ci, sous la
protection des év , défrichèrent les âmes et les terres, édifièrent leur église
sur les restes des temples à la faveur du pouvoir souverain .
Petit à petit l’Eglise
s’affranchit du pouvoir, érigea ses tribunaux ecclésiastiques, étendit son
influence par ses satellites , églises et chapelles
- les justiciers pouvaient
s’abriter du pouvoir royal au sein de l’Eglise .
A la différence des
empereurs byzantins, pétris de culture greco – latine, qui se mêlaient des affaires spirituelles,
meilleurs théologiens que les évêques ou patriarches, les Mérovingiens se
mêlaient peu de théologie et laissaient à l’Eglise sa pleine autonomie,
assuraient sa sécurité, restituaient les biens spoliés et se montraient
généreux en d’immenses possessions du domaine royal qui furent la dotation des
principaux monastères érigés durant la période mérovingienne (Montalembert)
Le VIe siècle vit les fondations de :
80 monastères de la vallée
de la Saône au Rhône
94 monastères des Pyrénées
à la Loire
54 monastères de la Loire
aux Vosges
10 monastères des Vosges
au Rhin
L’ampleur de cette
prolifération de monastères nécessita de la part de la Religion plusieurs
conciles pour établir l’autorité des évêques sur ces lieux de culte :
451 – concile de
Chalcédoine – subordination des moines aux év
511 – concile d’Agde –
création de nouveaux monastères sous l’autorisation de l’év
511, 533 – conciles
d’Orléans –
517 concile d’Epone –
558 concile d’Arles –
567concile de Tours sur
l’assujettissement des monastères à l’autorité de l’év
Ce n’était pas la 1ere
fois que les princes mérovingiens rencontraient ces moines défricheurs, vivant
en communauté, face à l’adversité d’un environnement peu accommodant. Ils
voyaient partout des reclus isolés, des religieux vivant en communauté soumis à
de rudes travaux, leur vertu témoignant de la grandeur morale du dogme chrétien.
La vie de ces rois,
partagée entre guerre et chasse, les mettait sans cesse en contact avec ces
hommes « de Dieu » .
Malgré l’odieux mélange de
ruse, férocité, d’incontinence outrée, de sauvage orgueil, entremêlés de
corruption des mœurs gallo-romain après leur invasion et leur conversion à la
barbarie de leur race , il leur était impossible de nier la sincérité de leur
foi et l’emprise qu’exerçait, sur eux, le spectacle de vertu et de pénitence
chrétienne , face à leur fougue, passant des excès de leur cruauté native à des
démonstrations passionnées et contrition et d’humilité.
Fondateurs de monastères – droits –
droits des moines, de l’abbé
Les fondateurs de monastères se regardaient toujours comme
propriétaires des églises qu’ils avaient fondées et prenaient souvent, en
partie, les revenus des biens qu’ils leur avaient attribués. (PM – 1908 – 2).
C’est à l’église ou plutôt à son titulaire que la donation est faite .
Pour desservir l’église , le fondateur appelle des moines et leur
attribue la jouissance de la fondation et de ses accroissements . C’est le
titulaire de l’église qui en est propriétaire .
C’est l’abbé qui possède la jouissance des moines, il en est investi par
le fondateur qui le désigne ou ses
sujets avec son approbation.
St Calais avait 2
fondateurs : le roi et l’évêque du Mans .
Différence entre un bien viager et la dotation d’un monastère – le
bénéfice viager n’aliène en rien la propriété et n’aliène en rien la jouissance
que pour la vie d’un homme
- les biens qui servent à doter un monastère deviennent la propriété de
l’église, de son titulaire, dont la jouissance est aliénée pour toujours.
Longtemps après leur conversion, (499v), les rois Francs restèrent sauvages, avides, cruels, entre
eux, glanant 2 siècles de guerres
fratricides entre rois Mérovingiens.
- les ducs ou Leudes, compagnons d’armes des rois, devinrent, par la
suite, auteurs de la ruine de la dynastie en ôtant au roi, au fur et à
mesure, ses prérogatives régaliennes
- L’Installation d’un 3e pouvoir , celui des évêques,
émissaires insidieux de l’autorité pastorale romaine, considérés comme des
Leudes sur leurs immenses territoires concédés et y exerçant leur puissance
souveraine, leurs juridiction temporelle et spirituelle, confondues.
- conflits entre l’év et le cte, guerres –
- les francs étaient respectueux des év , considérés comme protégés,
amis des saints dont ils redoutaient la colère, mais sous la coupe des rois
- les év , avantage de l’instruction :
- rédaction des lois
- connaissances des lois préexistantes
- les hommes pourvus de l’un des 3 pouvoirs , temporel, spirituel,
législatif , considérés comme des souverains .
La
« Domesticité » coutume des Francs (Dulaure)
Avilissement
général
- Les Romains servis par des esclaves
- les Francs ne se considéraient honorés que lorsqu’ils étaient servis,
par des hommes de naissance illustre, les fils de leurs parents, leudes ;
les esclaves romains étaient renvoyés à l’agriculture , aux tâches les moins
nobles , leurs serviles emplois remplis
par des fils de prince , nobles, employés aux travaux domestiques et chargés
des assassinats commandés par leurs maîtres. Ceux – ci s’érigeront en gdes charges
de l’Etat.
Connétable, maréchal, sénéchal, gd pannetier
Petit à petit la Gaule perdit ce qu’elle avait acquis des romains et
l’homme libre devint vassal, les écoles disparurent avec le latin. Le royaume
sombra dans la loi du plus fort.
Durant ces période séculaires, troubles, d’occupation, les év , soumis à Rome, souvent cultivés,
succombèrent sous le poids des invasions, de la peur . Nombre d’entre eux,
soumis aux lois du vainqueur , finirent dévoyés, ivrognes, soumis au
prince.
Quelques religieux échappèrent à cette vie de débauches. Certains furent gouverneurs de régions, tel Sidoine Apollinaire, puis évêques pour se protéger :st Grégoire. Bien que considérés comme des leudes, les évêques , parfois, eurent à subir le courroux du roi , tels Prétextat, archev de Rouen, st Grégoire, en lutte contre le duc de Touraine et bien d’autres, martyrs de leur foi.
Quelques religieux échappèrent à cette vie de débauches. Certains furent gouverneurs de régions, tel Sidoine Apollinaire, puis évêques pour se protéger :st Grégoire. Bien que considérés comme des leudes, les évêques , parfois, eurent à subir le courroux du roi , tels Prétextat, archev de Rouen, st Grégoire, en lutte contre le duc de Touraine et bien d’autres, martyrs de leur foi.
Réputation :
Selon Salvien, auteur latin du Ve, les francs sont réputés pour être
une « nation sans foi »
Eginhard, historien du VIIIe/Ixe fait état d’un proverbe grec
« vous pouvez avoir un Franc pour ami, mais ne l’ayez jamais comme
voisin » ; pour Sidoine Apollinaire, préfet des Gaules, év , (Ve),
prudent, leur réputation est due à leur
« ardeur au combat » ; Agathias, historien byzantin (Ve)
« s’étonne de voir régner entre eux la paix et la justice »
Braves – belliqueux – de mauvaise foi, raison d’Etat oblige, leur réputation inspirai t crainte , méfiance
.
Selon Garreau, les Francs, odieux aux peuples méridionaux – villages
détruits sur leur passage – esclavage – terres dévastées – personnes attachées
2 à 2 , trainées au-delà de la Loire, dans la terre des Francs
- race franque de caractère capricieux , humiliants, méchants ou doux,
dédaigneux, enthousiastes, dominateurs, orgueilleux, jaloux de toute
supériorité
Les rois
mérovingiens
Les royaumes mérovingiens, dirigés par une même dynastie, se
transmettaient de père en fils, chacun étant maître du sien, où il exerçait son
autorité.
Le regroupement des royaumes, par conquête ou succession, sur une même
couronne, posait, parfois, pour le royaume
acquis, un problème d’autorité , en l’absence de roi, sur place. Pour y
remédier, apparaît, en fin du VIe
siècle, une nouvelle caste, les maires
du Palais chargés de gérer les affaires du royaume. Dans le testament de st
Bertrand (616), les maires du palais sont qualifiés « d’illustres »
(PM – 1907 – avril)
Cette dynastie du Ve au VIIIe siècle se poursuivit selon les lois
germaniques en vigueur :
La Tanistrie, la loi salique
- loi qui accordait la primauté successorale aux
enfants nés de rois ou de pcesses royales sur des progénitures de femmes de 2nd
plan. La plus longue et la plus cruelle fut celle du mariage de Chilpéric à Frédégonde , qui se
conclut par la + des enfts de Chilpéric nés des précédents mariages, la mort de
Chilpéric et de Brunehaut et qui dura
jusqu’en 613
La loi salique s’appliquait aux francs saliens (code latin), issue
du droit romain. Celle loi avait pour but essentiel de mettre fin aux faides,
sorte de code d’honneur des vengeances privées, nombreuses en ces périodes ,
par une compensation financière , ou en combat ; cette loi fut plusieurs
fois remaniée sous les rois Childebert I et II, Pépin le bref, Charlemagne.
507/511 rédaction de la
loi Salique des Francs saliens (BD)
Loi Gombette – loi des Burgondes installés au Ve siècle en Gaule –
Gondebaud, roi des Burgondes – 1ere recueil de lois germaniques en Gaule ,
reconnu par les gallo – romains
Justice
Si chacun est sujet aux lois de sa nation, les habitudes des francs,
vainqueurs, prévalurent sur celles des romains, asservis.
- justice rendue par les
ctes, gds propriétaires , le jugement de
Dieu
- Prime au vainqueur –
(Garreau) :
le meurtrier d’un romain, convive du roi, doit
payer 300 sous d’or aux héritiers, d’un Franc, 600 sous d’or, d’un Franc libre, étranger à la cour, 200 sous d’or, d’un romain ou d’un gaulois
libre, 100 sous d’or
Celui qui ne voulait pas
être exposé à payer, pour ses parents criminels, renonçait à sa famille par une
cérémonie : Il rompait sur sa tête 4 bâtons et les jetait aux pieds du
juge.
560 – Soissons – Clotaire
– roi « Si quelqu’un est accusé d’un crime, il ne faut pas le condamner
sans l’entendre » (Dulaure)
- Juifs (Garreau) :
Bx – Mont Judaïque lieu
assigné aux Juifs
Défense aux Israélites
d’habiter le centre de la ville
Interdiction de circuler
dans les rues après le coucher du soleil
614 – Constitution – prêtres et moines hors des tribunaux ordinaires
Patronymes
Parfois identiques entre les rois Burgondes et ceux des Francs
Religions
Chrétienne (mérovingiens)
Arianisme (goths, mérovingiens, vandales, Burgondes…)
Musulmane – sud de la Méditerranée
usages de la religion catholique (Daniel)
Cérémonie de baptême
Aff Frédégonde – Audovère * Chilpéric
D’après les canons de l’Eglise, Lors de cette cérémonie, tenir un enft
sur les fonds baptismaux, faisait contracter en celle qui la faisait et le père
de l’enfant, une alliance spirituelle qui empêchait le * et qui en rendait
l’usage illicite supposé qu’il fut contracté.
Frédégonde fit porter l’enft de Chilpéric par la reine Audovère. Au
retour du roi, Frédégonde lui dit « vous n’avez plus de reine et lui
expliqua les raisons
Les croix sur les maisons et la peste
(PM- 1897 – n°12) – st Grégoire
Francs – combats (Daniel)
Infanterie :
- ni arc, ni flèche
- bouclier à 1 main
- de l’autre 1 hache à 2 tranchants, manche court, bois
Signal du combat :
- hache contre le bouclier de l’autre, le casse, met l’épée à la main,
se jette sur lui, le tue
- les compagnons de Mérovée et de Clovis abandonnèrent leurs bonnets de
cuir ou de fer pour prendre la coiffure des guerriers bourguignons et visigoths
qu’ils avaient vaincus , avec lesquels ils emportèrent, plus tard, des
victoires sur les romains (BAScA – 1834 – 3)
- les casques franco – gaulois , sont demi – sphériq , quelques uns ,
du temps de Ch le chauve, sont surmontés d’une petite boule ou boutons (BAScA –
1834 – 3). Plusieurs ont des couvre nuques , certains des espèces de jugulaires
Ambassades (Daniel)
Ambassadeurs – il leur fut donné des baguettes ou des cannes bénites –
c’était comme une espèce de sauvegarde inviolable en Fr « qui donnait
entrée libre dans le païs ennemi à ceux qui les portaient »
L’Art en Gaule
L’art se nourrit du contact des civilisations. Au titre de celles – ci
Les peuplades qui s’ y déversèrent, 4 siècles de civilisation gallo –
romaine,
Les guerres, les conquêtes, les trésors récupérés, les armes employées,
les objets récupérés, l’étendue des royaumes, leur proximité avec d’autres
(Arles, l’Aquitaine, l’Hispanie, les Burgondes, l’Italie), les ambassades, le
contact avec la civilisation arabe, les marchands d’Orient vers l’Europe, les
marchés (Orléans, Marseille), conciles, sources d’échanges, CP, façonnèrent
l’évolution de l’Art en Gaule, longtemps confiné , en Gaule, par Rome . le goût
des femmes, des princesses pour les charmes d’Orient, le luxe
Objets mérovingiens (BAScA – 1957 – t1)
Objets Gaulois (RHAM – 1890 p 133…)
Vestiges – monuments…
Connerré – cercueils francs (RHAM – 1876 – t1)
Courdemanche – paroisse – (RHAM – 1876 – t1)
Corbion – monastère, f par st Laumer et st Innocent, év du Mans (RHAM –
1876 – t1)
Mayenne – découverte d’objets, époque mérovingienne (RHAM – 1884 – t15)
- st Jean / Erve
- Argentré
Le Mans – La Chapelle st Aubin – autel gallo – romain (PM – 1950 p118)
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